Asset management : l'alpha et le process dans la gestion d'actifs ou comment générer de la performance facturable.
Par aat, jeudi 6 août 2009 à 09:53 :: Techniques :: #29 :: rss
Asatys Consulting a pour objectif d'aider à optimiser l'acte de gestion et sa "marketabilité". Dans ce billet, nous exposons les facteurs organisationnels à structurer afin de maximiser la valeur ajoutée du gérant.
Grinhold et Kahn (in Active Management-1999) : Alpha = talent(ou compétence)*racine carrée de l’amplitude d’exposition*tracking error..
Kritzman et Page dans “The Hierarchy of Investment Choice: A Normative Interpretation,” The Journal of Portfolio Management, 2003 établissent que :
Les investisseurs ont une impression fausse de l’importance relative des différentes activités d’investissement (...)
Nous mesurons la hiérarchie des choix d’investissement par simulation (...) nos résultats contredisent la croyance conventionnelle.
Nous montrons que l’asset allocation est l’activité d’investissement la moins importante et que la compétence d’asset allocator est la moins importante à avoir.
A l’inverse, le choix de titres individuels est le choix d’investissement le plus important et la compétence en sélection de titres a le plus de valeur.
Ils présentent un tableau montrant que l’apport d’alpha est généré par ordre croissant dans la nomenclature suivante :
-Global Asset allocation
-Global Sector Allocation
-Country Selection
-Country Sector Sélection
-Security Sélection
Ces deux études confirment, malgré les morosités ambiantes dues aux performances générales des marchés que la performance (Donc la valeur ajoutée facturable ) provient de la compétence et du talent de l’asset manager en stock picking.
Pour pouvoir appliquer un talent ou une compétence en security sélection , il est besoin de générer un cadre décisionnel qui les favorisent :
Deux constatations de base forment la fondation d’une gestion active efficiente :
-La plus grande liberté du gérant est de ne pas prendre de décision.
-Les meilleurs gérants ont l’esprit libre de contraintes.
Le principe de la gestion est de trouver un titre que d’autres vont acheter plus cher, le reste est de la poésie.
La gestion active sur les marchés est un acte de spéculation
(Même si le terme dérange, il s’applique strictement : l’investissement qui est le mot souvent employé consiste en l’utilisation de capitaux pour renforcer le potentiel d'une industrie, c’est à dire à participer opérationnellement à cette industrie, ce qui n’est en aucun cas le but de la gestion, le but de la gestion est d’une évolution de cours ou de rendement.), l’objectif de la spéculation est de gagner l’argent (!!)
Le marché n'est pas stable, et ses acteurs cherchent constamment à profiter de cette instabilité pour leur avantage exclusif.
Si un gérant veut de la performance, il faut qu’il ait comme unique objectif de gagner de l’argent (pour ses clients et pour lui).
Aujourd’hui, l’asset management est entouré de nombreuses contraintes, le gérant se transforme souvent en pilote de serveur de contraintes.
Cette approche fonctionnarisée ne peut suffire pour créer de la valeur, d’autant plus que ces contraintes sont publiques et donc intégrées par tous les autres acteurs sur les marchés.
Avoir le talent ou la compétence de générer de l’alpha suppose d’avoir un effectif capable de conceptualiser les outils techniques d’une part et de chercher à générer de la valeur (de l’argent) d’autre part.
Ce qui passe entre autre par une politique de recrutement et de rémunération ad hoc, probablement très proche de celle des salles de marché. Et de mettre en place une culture de la performance. (Cf "Investment Leadership" – Jim Ware)
Ceci par une mise à disposition de l'acte de gestion des outils ad-hoc, plutôt que de la mise en forme contraignante de l'acte de gestion (Ce qui peut être une conséquence non voulue d'une notion telle que "portefeuille modèle »)
Ce dernier point permet de responsabiliser le gérant.
Le process de gestion ne peut pas contraindre la décision de gestion, qui par l’essence même du marché doit être continuellement adaptable.
Toute précontrainte de la décision de gestion est d’ailleurs contreproductive intellectuellement : elle annihile la capacité décisionnelle du gérant.
L’encadrement décisionnel (Ratios, risques, Money management, etc) est une donnée. Cet encadrement, bien géré, ne conditionne pas la qualité de la décision, ou le libre-arbitre du gérant.
Ces principes permettent d’établir un cadre opérationnel et de structurer la gestion active.
Celle-ci se distingue en :
- Principes de préparation de l’environnement décisionnel - Principes de recherche d’information - Principes de génération de la décision - Money management (principes de hiérarchisation de la décision) - Principes de mise en œuvre de la décision
Ces principes peuvent soit être le pur produit de la valeur (expérience) du gérant, soit être automatisés, l’automatisation encadrant et sécurisant le process.
Ces principes se mettent en œuvre en établissant une liste de check points, qui définissent le process et le fait que celui-ci s’appuie sur l’utilisation d’outils quantitatifs, la plupart du temps automatisés.
Ceci est le domaine d'expertise d'Asatys Consulting qui utilisera le process modèle "All-in-one"© pour aider ses client gérants ou clients finaux à optimiser leur qualité et la valeur marchande de leur gestion d'actif.
Ces check points assurent un cadre dans lequel le talent individuel peut s’exprimer librement.
Ils constituent par ailleurs une réponse optimale aux consultants, multimanagers et autres sélectionneurs d’OPCVM qui sont en perpétuelle quête d’une méthodologie affichée.


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